( 14 mai, 2012 )

La garde de nos parents !

La garde de nos parents ! dans Chroniques PET-scans-Alzheimers-150x143

Nul n’ignore que l’espérance de vie croit au fil des ans un peu plus. Proportionnellement aux maladies dégénératives telle notamment celle que nous connaissons le plus, Alzheimer.

Par conséquent, nous allons tous devoir jouer le rôle de garde-malades pour nos parents. Combien sont-ils aujourd’hui en France à devoir s’occuper de malades qui leurs sont proches, sans y être préparés ?

Pour donner quelques chiffres, Alzheimer nécessite trois millions d’accompagnants familiaux suivant 860000 patients dont 61 % sont à domicile. Pas de formations ni d’informations, une gestion au journalier des problèmes qui les dépassent totalement. D’ici 20 ans ce chiffre devrait doubler sachant que chaque année 225000 nouveaux cas sont recensés, dans le monde on dénombre 26 millions de personnes atteintes d’Alzheimer !

L’espérance de vie des personnes atteintes est de 8,5 ans, des années pendant lesquelles les familles doivent composer, ces derniers étant toujours en activité. La question est de savoir comment peut-on ainsi devenir pour ses parents ce qu’ils ont été pour nous enfants ? Le problème n’étant pas de savoir si l’on peut, mais comment le faire.

La maladie d’Alzheimer est un mal insidieux qui se manifeste au début par de petits troubles avant de devenir dramatique. C’est en 2007 qu’est lancé le plan Alzheimer afin de mettre en place des maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades. Ce sont souvent dès les premiers  signes  importants  de dégradations (couches à changer etc….) que cela se complique. L’image du parent renvoyant à notre propre vieillissement.

L’éloignement d’un frère ou d’une sœur est souvent vécu comme un clivage important, qui « dédouane » celui qui n’a peut-être pas la possibilité d’être présent plus souvent, et accable celui qui vit tout près !

Régulièrement ce sont les femmes qui sont dévolues pour s’occuper des parents, ayant ainsi quatre générations à charge. Les petits-enfants, les enfants, les parents et les grands-parents. Très rapidement le travail devient lourd, la culpabilité s’installe aussi, surtout lorsqu’on s’énerve face à des comportements pour lesquels il n’y a aucune volonté propre. Dans les fratries aussi, le partage des tâches laisse des traces réveillant le passif de l’enfance occasionnant des règlements de comptes. Globalement, la réponse publique est considérée unanimement d’insuffisante.

Le plan Alzheimer a débloqué 300 millions d’euros par an de 2007 à 2012, ayant permis de faire des améliorations sur l’annonce du diagnostic, la formation des « aidants »… ne touchant pour l’instant que 4000 familles.

En moyenne un malade coûte 2000€ par mois représentant « une charge » annuelle de 18,8 milliards d’euros, moitié pour l’état, moitié pour les familles.

Ces messieurs des maisons spécialisées ne sont pas prêts de mettre la clé sous la porte, les CLIENTS sont là qui attendent, ça se bouscule même aux portillons. Messieurs les politiques, ne vous inquiétez plus sur les passations de patrimoines si durement acquis pour certains, dans quelques années il n’y en aura plus de transmis…ils seront engloutis dans des centres de maintien en survie !

Eh oui, la réalité est bien là, nous vieillissons plus, le nouveau business du XXI ème Siècle est très juteux………………….

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( 14 mai, 2012 )

La Retraite de nos chers papys Présidents !

La Retraite de nos chers papys Présidents ! dans Chroniques images2-150x112Amis lecteurs, bienvenus dans la 4ème dimension, ouvrez bien vos yeux, vous n’allez pas être déçus du voyage ! On se croirait revenir au bon vieux temps des épisodes de Au-delà du réel ! The outer limits étant une série américaine diffusée pour la première fois sur la chaîne ABC du 16 Septembre 1963 au 16 Janvier 1965. Voilà pour la petite histoire. Venons-en à nos moutons, si je puis dire donc.

Peu de français le savent, mais à l’issue de leur mandat, les anciens Présidents de la République ne redeviennent pas réellement des citoyens comme les autres. Depuis quelques jours les médias s’en sont fait les relais, comme vous avez pu l’entendre.

En effet, ceux ci bénéficient d’avantages en nature impressionnants (non soumis à l’impôt). Le contribuable fournit à chacun de ses ex Présidents de la République, à vie :

- un bureau/appartement (les charges et le téléphone sont au frais du contribuable), deux employés de maison, deux gardiens de la paix devant leur domicile, une voiture avec deux chauffeurs, deux gardes du corps, un directeur de cabinet,deux secrétaires particuliers, un employé des archives nationales,trois secrétaires.

C’est pas beau la vie ? Ce même contribuable finance également :

- le gardiennage, par des gendarmes, des propriétés des ex Présidents

- un service de sécurité : deux gendarmes, deux gardiens de la paix, deux gendarmes sur les toits de la résidence de l’ex Président de la République ainsi qu’une place de parking pour la voiture de fonction (Je vous laisse imaginer qu’il ne s’agit pas d’un modèle bas de gamme évidemment !)

Tout ceci a bien sûr un coût. D’autant plus impressionnant que ce privilège commence à l’expiration du mandat de chaque Président et ne se termine qu’à leur dernier souffle.

Si entretenir un Président vieillissant, pouvait encore se concevoir…bien que, On peut douter que les Français aient le désir sincère de supporter le coût d’un train de vie aussi fastueux, sur de longues années. VGE avait 58 ans lorsqu’il commença à bénéficier de cette rente. Né le 2 Février 1926 à Coblence en Allemagne il a maintenant 86 ans. Jacques CHIRAC est entretenu par les Français depuis cinq ans. Né le 29 Novembre 1935 à Paris dans le 5ème arrondissement, il a donc désormais 80 ans. Nicolas SARKOZY en aura 57 cette année. Il bénéficiera donc d’un entretien quasi total, d’au moins 20 ans, par le contribuable. Étant sportif la route risque d’être longue, tant mieux pour lui d’ailleurs !

Petite piqûre de rappel, Les anciens présidents sont membres de droit du Conseil Constitutionnel à vie, ce qui leur fournit une rémunération mensuelle de l’ordre de 12.000 euros. Jackpot… Gling, gling…Le poids est d’autant plus désagréable – voire insupportable – que jusqu’à récemment, seul Valérie Giscard d’Estaing et Jacquot était en situation de revendiquer ce privilège. Dès cette année, trois ex Présidents seront en situation  de se faire entretenir. Qui parle d’assistanat déjà, j’ai un trou de mémoire d’un coup ?

Mais…Au fait, ces avantages sont ils bien légaux ? Hum…

Dans tous les cas on en revient toujours à la même amertume que nous sommes bien légitime de ressentir en tant que citoyens. En période de récession, de déclarations d’austérités et d’économies, c’est franchement dégueulasse de voir ce que ces petits rois s’empochent, alors que d’autres comptes aux centimes près pour survivre tous les mois ! Quelle ignominie, je vous laisse seuls juges des personnes pour qui nous donnons nos voix dans les urnes afin de les mettre à la tête de cette cagnotte, Ca fait franchement réfléchir !….

Allez Monsieur Hollande, prenez votre courage à deux mains, vous qui vous êtes engagé à revoir la composition du Conseil Constitutionnel, il y faudra une réforme de la Constitution, pour faire en sorte que les anciens présidents n’y siègent plus.

 

Comme une révision constitutionnelle est nécessaire, il faut une majorité des 3/5ème, une partie de l’opposition devra donc aussi la voter !! Et le texte devra alors recueillir un consensus assez large. Tout un parcours qui ne verra surement jamais le jour. On peut toujours rêver… Mieux vaut en rire (jaune) car autrement la crise de nerf et la dépression risquent d’être proches.

 

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( 8 mai, 2012 )

A vous de jouer Mr Hollande.

A vous de jouer Mr Hollande. dans Chroniques images1

Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui se sont rendues à la Bastille pour fêter la victoire du PS.

Résultat définitif: 1 131 067 voix séparent François Hollande de Nicolas Sarkozy (48,38% – 51,62%).

Au-delà d’une élection présidentielle nous avons tous eu l’impression de participer à un référendum « Pour ou contre Nicolas Sarkozy« . A l’arrivée, j’ai le sentiment que le président « sortant » parlait de protéger les français, alors qu’en fait il les inquiétait, contrairement à son adversaire qui les a rassuré en  proposant humblement de les respecter !

« Moi Président de la république« .

Pour faire un parallèle, à l’inverse de Mitterrand en 1981, François Hollande n’a pas remporté sur un espoir mais sur un profond désespoir; celui créé par Nicolas Sarkozy, accentué par la crise et ses promesses de tsunami social.

Place maintenant à la formation du pôle gouvernemental afin de préparer les législatives et avoir ainsi une majorité pour diriger le pays. Tout d’abord, la passation de pouvoir qui devrait avoir lieu le 15 Mai. Puis dans les jours qui arrivent, le chef de l’état doit désigner son premier ministre. Etant donné le score final il devrait s’agir d’une personnalité au discours modéré, afin de ne pas trop diviser les français. Vient la formation du gouvernement, des noms circulent, tels Manuel Valls, Laurent Fabius (je me tiendrais sur ce dernier, de trop mauvais souvenirs pourraient me revenir en tête !). Dimanche soir François Hollande a demandé à ses partisans de « ne pas se démobiliser », ceci dans la perspective des législatives des 10 et 17 juin prochain.

L’un des points les plus important reste le positionnement à l’international. Mon inquiétude est très forte sur ce point; d’ailleurs dès Dimanche soir les dirigeants étrangers ont tourné la page. Barack Obama l’a invité très rapidement à la maison blanche tout en le félicitant ! Ce qui est sûr c’est que certains « dossiers difficiles », tels l’Afghanistan avec le calendrier du retrait des troupes, ainsi que la crise de la dette  européenne, vont sûrement coincer.

L’agenda du nouveau chef de l’état est déjà bien rempli puisque y figure le sommet du G8 (18,19 Mai à Camp David) et le sommet de l’ OTAN de Chicago les 20 et 21 Mai.

L’élection de François Hollande marque un cap vers le changement et la relance de l’économie (espérons le, faisons une neuvaine!), même si la tâche semble tenir d’un roman fiction.

Une partie qui reste sportive va se dérouler avec Angela Merkel, allons nous avoir un pacte Merkolandesque ? J’en doute un peu, cependant des accords devront être obligatoirement trouvés car la chère « mama schuls « demande d’ores et déjà de travailler à un pacte de croissance. Il va y avoir du sport, surtout pour celui qui veut être le président de « l’égalité » et de « la justice ». Je pressens des articles et billets d’humeur croustillants !

Parlons un peu de constitution du gouvernement, notamment concernant le poste de premier ministre !

Qui voyez-vous ? Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault ou bien alors l’ancien locataire de Matignon durant la présidence de tonton, Laurent Fabius, dit « nafnaf »!! …  Surprise…

Les ministères régaliens demeurent les plus convoités, vite, la place est bonne ! Jérôme Cahuzac Vise Bercy, Michel Sapin connaissant la boutique (ministre de l’économie et des finances dans le gouvernement Bérégovoy) pourrait y être nommé. En ministre des affaires étrangères il se pourrait bien que Laurent Fabius y fasse son entrée, son ancienneté politique ainsi que ses récentes missions au proche et moyen-orient en faisant un « Juppé de gauche » en bonne place. (encore lui, les dinosaures ont vraiment la peau dure!) . Manuel Valls ne cache pas ses ambitions pour l’intérieur, Arnaud Montebourg la chancellerie, et Jean-Luc Mélenchon…(?)

Voilà de quoi jouer au jeu des pronostics, la presse va d’ailleurs s’en faire très largement l’écho dans les jours qui viennent…

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( 5 mai, 2012 )

Les Plaisirs gustatifs de Mr Sarkozy et autres florilèges !

Les Plaisirs gustatifs de Mr Sarkozy et autres florilèges ! dans Chroniques imagesDurant cette campagne j’ai eu le plaisir d’apprendre que le vin était réellement un plaisir de bouche, et non pas un vulgaire breuvage considérait comme une drogue ! Ce progrès, cette avancée, nous en avons eu la confirmation lors du déplacement électoral de Mr Sarkozy à Vouvray, nous faisant part de quelques commentaires goûteux sur les qualités de la viticulture française, « le vin est le sang de la France ».

Le paradoxe, pour la petite boutade, quelques jours auparavant le président sortant affirmait sur TF1 qu’il « ne prenait jamais d’alcool d’alcool » préférant le jus d’orange ! Ça c’est pour le peps… Pour la petite piqûre de rappel, en 2007, déjà, le candidat s’offrait un petit verre de sancerre en apéritif, affirmant défendre la profession. De ces deux petites anecdotes on pourra facilement en conclure, pour la « rigolade » qu’un verre ça-va, deux verres…bonjour les dégâts ! Au-delà de ça, on en déduira que Mr Sarkozy vogue aux grés de convictions à géométrie variables, avec pour seul but…les intérêts électoraux. Un moyen comme un autre pour vendanger quelques grappes de voix. Une réédition de vendange faite de nouveau, de façon plus importante, avec l’appel à l’extrême droite. Pour quelqu’un qui affirmait il y a cinq ans encore : « Moi français de sang mêlé, je ne me sens pas étranger à cette jeunesse des cités aux citoyens mélangés… ».

Rappelons que Nicolas Sarkozy, enfant de Hongrie, dont le père Pal Sarkozy et Nagy Bocsa n’avaient aucuns papiers en règle, ni un sou en poche lorsqu’ils ont passé la première nuit à la belle étoile à Paris. On est tout de même loin de certains discours, non ?!… On se souvient de la création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, le discours de Grenoble… Comment peut-on être fils d’immigré et en venir là ?

C’est ça le plus dérangeant, même si certaines des idées ne sont pas si mauvaises. Ne négligeons pas l’appel direct du « petit » peuple du 1er tour lançant un message de ras-le-bol. Comme quoi le vertige du pouvoir peut faire, et dire, bien des choses. Des discours souvent bien loin des préoccupations des français, qui pour un très grand nombre, ne savent plus comment ils vont boucler la fin du mois.

L’histoire nous dira si cette confiance au frontisme a été consciente ou pas, pour ce qui est de Nicolas Sarkozy, lui, il n’a cherché qu’à empocher un gain électoral en croyant avoir siphonné les voix du FN. C’est une campagne sans réel espoir et sans projet si ce n’est celui de garder le pouvoir envers et contre tout.

« A force d’accepter trop de monde sur notre territoire, notre système d’intégration ne fonctionne plus. ». Que faisait donc le ministre de l’intérieur en 2002 ? Pour mieux contrôler, il faut donc surveiller les frontières (à mon avis cela ne serait pas du luxe ! Je dirais même très nécessaire), mais, le chef de l’UMP n’a-t-il pas toujours soutenu l’ouverture européenne ?

Le 1er Mai est le jour de la fête du travail, il est bon de rappeler que des personnes sont mortes et que c’est suite à cela que l’on arrête de travailler ce premier jour du mois. Que penser de cet appel à manifester contre les syndicats à cette date ? On peut s’étonner qu’un Gaulliste, tel Henri Guaino prête son stylo pour une politique du « travail, de la concorde paternaliste et corporatiste, de la famille et de la patrie » pourtant disqualifiée par la collaboration à certaines heures de l’histoire.

Charles, revient, ils ne savent plus ce qu’ils font !

Si une défaite a lieu aux présidentielles et aux législatives, l’UMP ne sera plus, le parti aura implosé, avec aux commandes de la droite marine le Pen qui sera seule à l’incarner. Quand l’on sait que son électorat varie de l’âge de 20 ans à 55 ans, qu’il comprend pour la majorité des ouvriers, des employés, des « petits » fonctionnaires, ainsi que des paysans. Comment François Hollande va-t-il faire pour gouverner dans l’hypothèse où il passerait ? Nous allons forcément avoir un clivage dans le pays. La nouveauté va être de voir que des gens ayant les mêmes revenus votant à gauche lorsqu’ils habitent en banlieue votent pour Marine le Pen lorsqu’ils sont en zone pavillonnaire !

Si François Hollande ne prend pas conscience de cela il y a du mauvais sang à se faire, non ? Cela tient à deux choses, tout d’abord la gauche n’est plus crédible sur toute la question sociale et il faudra qu’elle nous dise des paroles sérieuses sur la question de l’immigration. Certaines personnes à gauche se permettent de répliquer à d’autres habitants dans certains quartiers dits sensibles, qu’ils n’ont qu’à s’adapter. Si tel n’est pas le cas c’est que par conséquent ils sont racistes. Voilà un discours et un raccourci un peu simpliste mais tellement entendu !

Bien évidemment ce discours de la gauche soixante-huitarde, bobo (celle qui tient encore un peu le PS) est très facile, surtout lorsqu’on est une personne de notoriété publique habitant dans les quartiers chics. C’est tellement plus facile de prôner la tolérance quand on n’est pas concerné par les incivilités au quotidien. Mesdames et Messieurs, vous qui faites si bien vos cercles de silence, pourquoi ne prendriez-vous pas chez-vous, à votre charge, quelques-unes de ces familles sans papiers ! Allez, un peu de bon cœur et de partage, cela vous permettra de vous exprimer en connaissance de cause…

( 30 avril, 2012 )

Colère dans la POLICE…

Colère dans la POLICE... dans Chroniques images2Amis lecteurs, j’avais fait dans mes précédents écrits de nombreuses références au malaise ambiant qui règne dans la Police. Aujourd’hui, c’est encore toute une corporation qui crie sa colère et son incompréhension face à une justice préférant les voyous à ceux qui sont au journalier sur le terrain.

Un événement hors du commun afin de se faire entendre a été mis en place. Des voitures de police, toutes sirènes hurlantes bloquant l’avenue parisienne la plus emblématique, LES CHAMPS ÉLYSÉES. C’est pour « homicide volontaire » que l’un d’entre-eux a été mis en examen. Les faits remontent au samedi 21 Avril en soirée lorsque quatre policiers poursuivent à Noisy le Sec un homme recherché pour des vols à main armée. Ce-dernier aurait mis en joue le fonctionnaire qui par défense aurait riposté en tirant. Seul hic, dans la procédure, à l’autopsie apparaît que le malfrat aurait reçu une balle dans le dos. Aux dires de témoins, une poursuite aurait eu lieu. Dans ce type d’affaire la mise en examen est la procédure normale, par-contre le fonctionnaire subit une interdiction d’exercer, par conséquent une perte de salaire.

C’est la qualification avec sa gravité qui est surtout mise en cause, d’autant plus que le parquet avait de façon plus prudente ouvert une information judiciaire. Cette qualification a mis le feu aux poudres, spontanément plusieurs centaines de policiers se sont retrouvés devant la direction territoriale de la sécurité soutenus par leur hiérarchie.

Plus-tard dans la soirée les dirigeants de syndicats furent reçus Place Beauvau par le Directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, gagnant pour déclaration qu’on ne pouvait « accepter qu’un policier soit d’abord blessé avant d’être en mesure juridiquement de riposter », de la part du ministre. Pourquoi donc la police ne peut-elle bénéficier de la « présomption de légitime défense » comme pour leurs homologues Gendarmes ?

Une manifestation faisant un peu tâche entre les deux tours des élections mais ranimant un débat pour lequel l’hypothétique futur président, Mr Hollande, pour ne pas le citer, ne semble pas vouloir donner de suites !…

Autant dire que je trouve ça scandaleux de se contenter de n’avoir qu’une simple « compréhension » en déclaration, cela me paraît vraiment léger et donne l’impression d’un je m’en foutisme plus que flagrant. Un malaise entre deux services publics, la police et la justice, travaillant pourtant avec les mêmes outils et le même but, démontre bien les incohérences de fonctionnement.

Seulement voilà, tant que l’on remettra en cause la légitimité des policiers, sur les cas de légitime défense, ou de savoir si leur véhicule de patrouille roulait 10km/h trop vite, alors que deux jeunes sans casques faisaient leur loi dans un quartier dont les habitants doivent supporter leurs allées et venus, cela ne pourra pas fonctionner…..

C’est encore un grand coup de gueule que je souhaite donner et qui je l’espère sera relayé par vos votes, et par la diffusion de cette petite chronique.

Les gouttes d’eaux font les grands ruisseaux…Les petits clics de souris doivent à leur tour faire parler la vérité.

A bon entendeur.

Voici un texte circulant sur internet très éloquent:

 

Chers amis,Le policier qui a neutralisé dimanche dernier le braqueur en cavale Amine Bentounsi a été MIS EN EXAMEN POUR HOMICIDE VOLONTAIRE.

Ce père de famille a été suspendu de ses fonctions, et son salaire risque d’être divisé par deux.

C’est ce que nous redoutions. Mais jusqu’au bout, nous avons voulu croire que la Justice n’allait pas oser le faire.

Et voilà que si !!

Mais savez-vous exactement qui était Amine Bentounsi ???

Voici son portrait, publié dans le journal Le Parisien le 27 avril 2012 :

«  A 13 ans, Amine Bentounsi était le plus jeune incarcéré de France, après avoir multiplié des vols avec violence. Sa vie n’aura été

qu’une succession d’allers-retours en prison. En septembre 1994, notre édition Seine-et-Marne du Parisien titrait « La terreur du

quartier n’a que 12 ans ». Il avait alors déjà cambriolé les locaux de l’Opac – l’office HLM -, volé des voitures, agressé deux

employées d’un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope. (…)

« Il était ingérable, se souvient un animateur. (…) Une fois, il a volé le scooter d’un collègue et a tourné en furie quand on est

venu le récupérer. » Une enseignante du quartier se rappelle qu’Amine avait été renvoyé en Algérie, chez sa grand-mère, pour

calmer sa dérive : « Il était revenu après avoir brûlé sa maison, ses parents n’ont jamais pu le remettre sur le droit chemin. »

« A 19 ans, Amine escalade à la corde la façade du bâtiment Bleuet, à Collinet, pour braquer le siège de l’Opac. (…) La cour

d’assises lui inflige dix ans d’interdiction de séjour à Meaux et quatre mois de prison. Quelques mois plus tard, en octobre

2001, il participe au spectaculaire braquage de la poste de Collinet, qui s’est soldé par une fusillade sur des policiers, au milieu

des passants. (…)

« En août 2005, il a braqué avec deux complices le magasin Champion de Saint-Pathus, avec séquestration d’employés. Ce

sera sa plus lourde condamnation : dix ans de réclusion, prononcés en 2007. (« Amine était une tête brûlée, un manipulateur »,

Le Parisien du 27 avril 2012).

C’est donc cet individu ultra-dangereux qui s’est retrouvé face à des policiers, un revolver chargé à la main, dimanche dernier.

Le journal Ouest-France raconte :

« Amine Bentounsi, se serait retranché entre deux voitures avant de braquer un revolver à 6 coups de calibre 35 en direction

du policier à pied. Ce dernier aurait fait usage de son arme à quatre reprises en situation de légitime défense, selon lui. L’arme

de la victime a été retrouvée avec le barillet plein. »

Et pourtant, un juge a décidé de le poursuivre pour HOMICIDE VOLONTAIRE.

Alors que les premières enquêtes indiquent que la balle a ricoché, et que c’est donc la raison pour laquelle le voyou a été

touché dans le dos. Le policier ne lui aurait jamais tiré dans le dos ; selon son avocat.

Cette décision de Justice vous vise personnellement, ainsi que moi-même, et tous nos concitoyens.

En effet, poursuivre les policiers qui ne font que leur travail et se défendent en essayant d’arrêter les délinquants dangereux,

est une atteinte directe à notre droit le plus fondamental :

Celui de vivre sans être menacé par des malfaiteurs, et d’être protégé par les forces de l’ordre !!

Mais ce que beaucoup de Français ignorent, c’est qu’une minorité active de magistrats a décidé de prendre parti pour les

criminels contre les forces de l’ordre chaque fois que cela leur est possible.

Ils multiplient les remises en liberté de récidivistes, au point d’exaspérer la police et de faire peser une terrible menace sur

tous les citoyens.

En revanche, ces mêmes magistrats poursuivent impitoyablement les gendarmes et policiers qui s’avisent de faire leur travail !

  • le 30 septembre 2009, un magistrat met en examen un policier qui avait tiré au flash ball sur un manifestant qui lui
  •  lançait des pavés, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ;
  • le 4 mai 2010, un magistrat met en examen et incarcère un policier qui avait assommé un délinquant en essayant de faire
  •  cesser une bagarre entre deux bandes de jeunes d’une cité de Chambéry. Et comme ce délinquant avait 3,57 grammes
  • d’alcool dans le sang, le policier est poursuivi pour «  violence volontaire sur personne vulnérable », ce qui lui fait encourir
  • 10 ans de prison !
  • le 19 septembre 2010, un magistrat de Montpellier a mis en examen un policier de la brigade anti-criminalité pour violence
  • avec arme. Le policier s’était défendu contre un homme qui l’avait sauvagement agressé dans un parking souterrain, après
  •  avoir été surpris en train de crever les pneus d’une voiture. L’individu «  de forte corpulence, a sorti un couteau et tenté
  • d’atteindre mon collègue au thorax » a précisé un autre policier présent sur les lieux. Mais pour le juge, pas de doute,
  • c’est le policier qui était dans son tort !!

C’est d’autant plus intolérable que, à l’inverse, les criminels qui agressent les policiers bénéficient souvent d’une

scandaleuse impunité :

  • le 13 août 2010, des repris de justice essayent de tuer un policier à coups de marteau sur la tête, aux Tarterêts. Par
  • chance, ils sont arrêtés. Mais le tribunal décide de les remettre en liberté, sans avoir passé un seul jour en prison ;
  • le 27 août, des policiers frappent à la porte d’un délinquant notoire, Samir Démiri. Celui-ci les laisse entrer, puis sort
  • soudain un couteau de cuisine qu’il applique sous la gorge d’une policière. Ses collègues parviennent à la protéger et
  • à neutraliser Samir. « Rien ne prouve qu’il a utilisé son couteau avec l’intention de porter un coup », plaide son avocat
  •  au tribunal. Un argument qui suffira pour convaincre le tribunal de ne l’envoyer en prison que quelques mois !!
  • Le 12 août, à Perpignan, trois jeunes ont tabassé des policiers. Le juge les a libérés sans amende, ni dommages intérêts,
  •  et sans passer une seule minute en prison !

Résultat, les délinquants hésitent de moins en moins à agresser physiquement les forces de l’ordre :

En 2011, 14 policiers et gendarmes sont morts dans l’exercice de leurs fonctions. Dans le même temps, plus de 10.000

ont été blessés !!

Alors vraiment, j’espère que vous n’allez pas hésiter une seconde pour transmettre ce message partout autour de vous.

Tous les jours, certains magistrats remettent en liberté des délinquants et des criminels dangereux sous prétexte que ceux-ci

présenteraient « toutes les garanties de réinsertion ».

Et tous les jours, ces mêmes délinquants et criminels récidivent !

  • Le 28 février 2012, un homme a été condamné pour la 48e fois, pour vol. Son avocate a demandé la non-application de
  •  la peine plancher prévue pour les récidivistes. Une demande immédiatement accordée par le juge ;
  • Le 30 mars 2012, un homme qui avait été condamné à la perpétuité pour meurtre, et qui était sorti au bout de 17 ans
  •  (comme c’est en général le cas), a été arrêté après avoir dévalisé une maison. Le procureur a requis 4 mois de prison
  • ferme. Le tribunal a jugé que c’était encore trop, et l’a condamné à 4 mois de bracelet électronique !

L’assassin de Laetitia Perrais, à Nantes, était un récidiviste qui avait été condamné 15 fois par la Justice, dont deux fois en Cour

d’assises, mais qui était totalement libre à 31 ans.

Mais bien entendu, ce n’est jamais la faute de la Justice. Et la minorité active de magistrats laxistes n’est jamais inquiétée.

Dans le cas d’Amine Bentounsi, personne n’a eu l’idée de demander des comptes au juge qui avait laissé sortir un voyou aussi

dangereux, pourtant condamné à dix ans de prison en 2007.

En revanche, les syndicats de magistrat trouvent parfaitement normal de mettre en examen le policier qui a risqué sa vie pour le

rattraper !!

Vraiment, la coupe est pleine.

C’est pourquoi j’espère que vous allez faire circuler ce message dans tout le pays.
Il est urgent de faire cesser cette dérive perpétrée par une minorité active de magistrats qui appartiennent au « syndicat de la

magistrature » (syndicat minoritaire mais très influent).

Au tribunal de Bobigny, où le syndicat de la magistrature est notoirement puissant, le taux de peines plancher fermes pour

les récidivistes est de… 2 %, dix fois moins que dans le reste de la France !!!

Et vendredi, la dérive des militants du syndicat de la magistrature vient de franchir un cap intolérable.

Dans un communiqué de presse, le syndicat de la magistrature a appelé officiellement à soutenir un candidat contre un autre

(en l’occurrence François Hollande contre Nicolas Sarkozy).

Cette prise de position politique de juges censés être « indépendants » est inouïe. Du jamais vu en démocratie.

Tout cela parce que François Hollande a promis de supprimer deux lois auxquelles le syndicat de la magistrature s’était

violemment opposé (parlant de loi « ignominieuses »):

  • La loi sur les peines plancher, qui imposait des peines minimales aux multi-récidivistes, votée en 2007
  • La loi sur la rétention de sûreté, qui visait à neutraliser après leur peine les criminels sexuels les plus dangereux, votée
  • en 2008

Tout cela, aussi, parce que Nicolas Sarkozy a fait des engagements que le syndicat de la magistrature juge « populistes » : la

construction de 24 000 nouvelles places dans les prisons, et la possibilité pour les victimes de faire appel des jugements (un droit

réservé aujourd’hui aux condamnés et au parquet).

Mais peut-on accepter qu’un syndicat de magistrats politisés essaie aujourd’hui de peser sur l’élection présidentielle ?

Le pire, c’est que le nom de « syndicat de la magistrature » risque d’induire en erreur les citoyens qui pourraient penser de bonne

foi que c’est le syndicat modéré et majoritaire !
C’est pourquoi, aujourd’hui, à quelques jours du scrutin, il est de notre devoir à tous d’informer les citoyens sur la réalité de

leur action.

Les électeurs doivent pouvoir choisir leur vote dimanche en toute connaissance de cause.

Vous et moi sommes parfaitement capables d’informer des millions de nos concitoyens. Notre dernière campagne a réuni près

de deux millions de personnes.

Votre mobilisation est donc efficace pour faire changer les choses, à partir du moment où nous parvenons à être assez nombreux.

Un grand merci d’avance, au nom de toutes les victimes que votre action permettra d’épargner, et pour tous les gendarmes

et policiers courageux, qui sont injustement traînés devant les tribunaux.

 

PS : que des juges poursuivent les policiers devant les tribunaux dès que ceux-ci font usage de leur arme, y compris pour se

défendre, n’est pas « seulement » une scandaleuse injustice à leur égard.

C’est aussi une grave menace contre vous : car cela encourage les autres policiers à fermer les yeux, ou à arriver « trop tard »

quand on les appelle pour une agression.

Ce n’est pas de la paranoïa. Le 14 octobre dernier, une jeune policière avait été tuée à coups de sabre par un forcené à

Bourges (Cher).

« A l’époque, les collègues n’avaient pas su comment réagir. Ils n’avaient pas osé sortir leur arme », ont expliqué deux officiers.

« On a tous la crainte de se retrouver dans la situation de notre collègue », selon Christophe Carrez, représentant

départemental Unité-SGP-FO.

Cette affaire nous concerne donc tous directement. Merci de participer le plus rapidement possible. Plus nous laisserons faire,

moins nous avons de chances d’être bien protégés le jour où nous serons nous aussi victimes d’un délinquant ou d’un criminel.

PS 2 : pour voir la dernière vidéo de l’Institut pour la Justice, cliquez ici :www.rassemblementjustice2012.fr/bilan/

( 7 septembre, 2011 )

Jean Giono

   Jean Giono dans Jean Giono Jean-Giono-Manosque-204x300  Le petit dernier de Sylvie Giono

 

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Jean Giono est né à Manosque le 30 Mars 1895. Son père artisan cordonnier anarchiste d’origine Italienne passe beaucoup de temps à lire la Bible ; sa mère, née à Paris, d’origine picarde tient un atelier de repassage. C’est dans Jean le Bleu que Giono a évoqué son enfance. A cause de difficultés familiales ( problèmes financiers ) il arrêtera ses études, nous sommes en 1911.
C’est tout seul, en autodidacte qu’il fera son instruction littéraire.
Pendant la première guerre mondiale, il participera au conflit (Jean Giono participe aux batailles de Verdun et du Chemin des Dames), cette expérience va le traumatiser, ses camarades sont tués à ses côtés, lui-même sera gazé .
Il devient dès lors pacifiste.
En Juin 1920 Jean Giono épouse Elise Maurin.
Ce n’est que plus tardivement qu’il fut mené à l’écriture par la lecture des classiques.
Son premier roman, Colline( chez Grasset) aura un succès certain, faisant que l’écriture prendra beaucoup plus de place dans sa vie, tellement d’ailleurs qu’il arrêtera son activité à la banque où il est employé pour se consacrer uniquement à sa passion, l’écriture.
C’est au Contadour, au dessus de Banon qu’il se retrouvera avec un groupe d’amis, c’est ainsi que naît LES RENCONTRES DU CONTADOUR. D’ailleurs, cet essai,  LES VRAIES RICHESSES, sera dédié aux habitants de ce lieu.
 Au commencement de la seconde guerre mondiale, à cause de son pacifisme,  il sera arrêté le 14 sept.1939 puis libéré.(Il le sera grâce à une intervention d’André Gide et bénéficiera d’un non-lieu. Il rentre à Manosque)
Le même scénario se représentera à la fin de la guerre en 1944 le menant tout droit en prison encore une fois ! Et ce pour avoir fait paraître DEUX CAVALIERS DE L’ORAGE dans LA GERBE  journal collaborationniste ainsi qu’ un reportage photo (paru sans son accord) dans SIGNAL une parution nazi. Sa libération interviendra en 1945 sans inculpation. Dès lors, le Comité national des écrivains l’inscrira sur ses listes noires pour lui interdire toutes publications en France. A la fin de la guerre, Giono est un homme blessé , victime du bannissement du monde de l’édition qui l’ayant interdit de publication, le prive de moyens d’existence.
Bien des résistants qui avaient été torturés et avaient risqué leur vie pour libérer le pays du joug nazi et du régime de Vichy ne lui avaient pas pardonné cette phrase qui traduisait son pacifisme jusqu’au boutiste : « Je préfère être un Allemand vivant qu’un Français mort », considérant cette citation comme une offense à leurs morts. Cette mise à l’index ne prend fin qu’en 1947, avec la parution d’ Un roi sans divertissement, première en date des Chroniques. Cependant il faut noter que tout au long de la guerre, il protégea des fugitifs.

Le succès de ses livres étant, surtout avec LE HUSSARD SUR LE TOIT (porté à l’écran) Giono retrouvera une notoriété qui le mènera à être l’un des meilleurs écrivains du XX ème siècle.
Son dernier roman, L’IRIS DE SUSE parait l’année de sa mort, emporté par une crise cardiaque le 9 octobre 1970, sa dernière demeure sera Manosque où il repose pour l’éternité quittant à jamais Le Paraïs.

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Biographies de Jean Giono :

Pierre Citron, Giono, 1895-1970, Paris, éditions du Seuil, 1990, 665 p.
Jean Carrière, Jean Giono, qui suis-je ?, Lyon, édition la Manufacture, coll. « Qui suis-je ?», 1985, 214 p.
Pierre Citron, Giono, Paris, éditions du Seuil, coll. « Écrivains de toujours », 1995, 188 p.
Claudine Chonez, Giono, éditions du Seuil, coll. « Écrivains de toujours », 1956
Aline Giono (fille de Jean Giono), Mon père, contes des jours ordinaires, Gallimard Jeunesse, 2003
Henri Godard, Giono : Le roman, un divertissement de roi, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard », Paris, 2004
Pierre Magnan, Pour saluer Giono, Denoël, Paris, 1990
Maurice Chevaly, Giono vivant, éditions Autres Temps, Marseille, 1995
Alfred Campozet, Le Pain d’étoiles : Giono au Contadour, éditions Pierre Fanlac, Périgueux, 1980
Pierre-Emile Blairon, Giono : la nostalgie de l’ange, Lambesc, Prolégomènes, 2009, 216 p

Principales oeuvres de Jean Giono:

1924 Accompagnés de la flûte, un recueil de poèmes
1929 Colline , Un de Beaumugnes
1930 Regain
1931 Le Grand Troupeau
1932 Jean le Bleu
1934 Le chant du monde
1935 Que ma joie demeure
1936 Les vraies richesses
1937 Refus d’Obéissance, Batailles dans la montagne
1938 Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Le Poids du ciel.
1940 Traduction de Moby Dick, de Melville. Pour saluer Melville.
1941 Triomphe de la Vie en Suisse
1943 l’Eau vive, Le Bout de la route, Lanceurs de Graine, La femme du Boulanger, le Voyage en calèche
1947 un Roi sans divertissement, Virgile
1948 Noé et de Fragments d’un paradis
1949 Mort d’un personnage
1950 Ames fortes
1951 Grands chemins, Le Hussard sur le toit.
1953 Moulin de Pologne, Voyage en Italie.
1954 Notes sur l’affaire Dominici suivies de Essai sur le caractère des personnages.
1958 Angelo
1959 Domitien
1963 Le désastre de Pavie
1965 Deux Cavaliers de l’orage
1969 Le Coeur Cerf
1977 Publication posthume de Faust au Village
2011 Le Noyau d’abricot et autres contes de Jean Giono

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LIENS :

Les amis de Jean Giono:   http://www.jeangiono.org

  
Centre Jean Giono:   http://www.centrejeangiono.com/

( 20 avril, 2012 )

Journal du mois d’Avril 2012

 

L’ennemi public n°1, les 31 heures qui ont mis fin à une terrible dérive radicale.

 

Mohamed Merah, petit délinquant fanatisé par l’islam et la violence. L’histoire d’un gamin d’une cité qui a assassiné sept personnes dont trois jeunes enfants à Toulouse et à Montauban. C’est un jeune presque comme les autres, âgé de 23 ans, il aime les marques tendances, quelque peu immature, au chômage et passant des heures devant des jeux vidéo.

 

En moins d’une semaine tout bascule, le visage « d’ange » se transformant en démon détruisant toutes vies sur son passage. Mohamed Merah est né le 10 Octobre 1988 à Toulouse dans les années Mitterrand. Sa mère élève quasiment seule ses cinq enfants (3 garçons et  2 filles). Il aurait très bien pu être carrossier ou tourner mal en devenant dealer… C’est un autre chemin qu’il a choisi. Dès 14 ans, il fugue pour la première fois, puis vient un coup de poing donné à une éducatrice du foyer Mercadier. C’est dans la cité des Izards où il emménage après le divorce de ses parents, qu’il entame les bêtises. Une cité à la mauvaise réputation où nul n’ose aller le soir, pour cause, trafics de drogues, etc…

 

Mohamed ne touchera pas aux stupéfiants, malgré cela la brigade anti criminalité le conviera très régulièrement dans ses locaux avec à la clé sept convocations chez le juge, de l’âge de 15 ans à 23 ans. Il y a encore trois semaines, il était entendu par un juge pour  conduite sans permis en attendant d’être convoqué en Avril devant le juge d’application des peines (JAP). Apprenti chez un carrossier, son métier lui plait, son patron le prend en affection et lui sert de garant pour ses aménagements de peine. Puis vient ce vol de sac à main dans le hall d’une banque, 18 mois de prison ferme à la maison d’arrêt de Seysses, et là, il bascule.

 

A l’été 2010, il menace une voisine qui avait porté plainte contre un homme qu’elle soupçonnait d’embrigader des jeunes pour le Djihad. Pour représailles il avait pris parti de se présenter devant la personne en cagoule et tenue camouflée armé d’un flash-Ball et d’une bombe lacrymogène à la main ! S’en suit des menaces .

 

« J’ai envie de te fracasser, on va t’crever » criait-il à l’éducateur de la ville de Toulouse accompagnant des ados pour une sortie. Il y a encore deux ans, armé d’un sabre il menace une jeune fille qui était venu se plaindre parce qu’il avait obligé son frère à voir des vidéos d’Al Qaïda. Globalement d’un point de vue vestimentaire et autre nous n’avons pas une personne portant le Kamis (pantalon et tunique longue des salafistes), pas de barbe non plus,  juste la pratique du ramadan. L’inverse de son frère dont la femme est voilée de la tête aux pieds, et qui fut inquiétée dans une affaire d’acheminement de djihadistes en Irak.

La question que l’on peut se poser et de savoir si tout c’est joué avec l’influence familiale ou bien alors en prison ?

 

Ce sont deux voyages qu’il a fait en Afghanistan, en 2010 et 2011, qu’il taira à sa mère préférant lui dire qu’il partait pour l’Algérie. D’ailleurs, au retour des séjours, une sorte de radicalisation s’était installée entre le fils et sa mère. Au mois de Juillet 2010 Merah se présente au bureau d’information de la légion étrangère où l’on ne sait pas bien pourquoi il ne sera pas recruté.

 

Maintenant il va falloir que nous sachions si Mohamed Merah était un individu indépendant de toute organisation connue ou pas. Dans tous les cas, en 2011 l’on sait qu’il a séjourné dans les deux agences tribales du nord et sud Waziristân à la frontière avec l’Afghanistan. Sa prise en charge aurait été faite par le mouvement islamique d’Ouzbékistan (MIO) qui a pour fonction depuis la chute des talibans en 2001 d’encadrer les « étrangers » venant combattre « les infidèles ».

 

C’est sous la houlette d’un chef religieux né en Syrie et vivant au cœur de l’Ariège que des jeunes partaient en Syrie avant de tenter le passage en Irak. Comment Mohamed Merah a-t-il pu financer, seul, ses achats d’armes, les locations de logements et de véhicules étant donné ses faibles revenus ? De nombreuses zones d’ombre donc. Une nécessaire enquête afin de faire la clarté sur une possible faille des services de renseignements malgré le fichage par ses derniers de l’individu. A la DCRI, le service de renseignement issu de la fusion, en 2008 de la DST et des RG l’on pressent bien qu’une mise à l’index s’opère. Problèmes de moyens physiques et techniques ? Peut-être….

 

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Journal du mois d'Avril 2012 dans Journal du mois images-150x95

Où est passée le trou de la « sécu » ?

 

De nombreux analystes ainsi que la cour des comptes s’inquiètent de la situation gravissime inversement proportionnelle  au silence des politiques.

Christian Babusiaux, président de la première chambre de la cour des comptes prend la parole le mardi 6 Mars devant les représentants des principaux candidats et les étudiants de PARIS-DAUPHINE (université) réunis pour écouter leurs propositions en matière de protection sociale (financement).

Dans notre pays, nous sommes au maximum du déficit de la sécurité sociale. Le magistrat avise que « si d’ici à 2020, rien n’est fait, 130 milliards d’euros de dette supplémentaire viendront s’ajouter aux dizaines de milliards déjà accumulés ». Ne comptons surtout pas sur un espoir de croissance afin de sauver la situation, elle ne sera jamais suffisante. Autant dire qu’à l’écoute de tels discours le futur président n’aura pas le choix que de demander aux français de faire de nouveaux sacrifices. La cour des comptes n’est pas la seule à brandir des signaux d’alarme. Pour l’année 2011 ce-sont près de 10 milliards d’euros de déficit, il passerait à 19 milliards en 2020. Pratiquement deux fois plus qu’aujourd’hui. En termes de déficits cumulés sur la décennie 2000 ce sont « quelques » 80 milliards qui passeraient à 150 milliards !

L’on nous dit que le principal vecteur réside en l’augmentation du nombre de  personnes âgées et ainsi de plus en plus de pathologies chroniques. Je me permet de réfléchir à cette « vérité » et de douter de ce type d’affirmations !!

Un cabinet de consultation (JALMA) annonce que les plus de 60 ans représentent 47% des dépenses de santé et 50% des remboursements. Augmentation du nombre de personnes en ALD, augmentation de la consommation de biens médicaux hors médicaments et des soins paramédicaux…

Aujourd’hui, la politique de maîtrise des dépenses, actionnée par le levier des baisses de remboursement de médicaments où la mise en place des franchises est arrivée aux limites du possible. C’est là que l’on arrive à la conclusion du fameux modèle Allemand qui nous permettrait de sauver la situation. Une proposition faisant froid dans le dos menant en plus des déremboursements divers à la suppression de la prise en charge des indemnités journalières en cas de maladie. Voilà une conversation que les candidats ne tiennent pas en public, un sujet bien plus délicat que la réforme des retraites et qui n’aura pas fini de fabriquer de la misère.

Un thème tabou ne faisant pas gagner des voix, bien au contraire, et pourtant il a des réalités que nous ne pouvons occulter et que les politiques doivent nous exposer. Une explication claire et détaillée, par candidat, permettrait aux électeurs de se faire une idée claire sur les divers programmes.

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Où en est Al-Qaida en France ?

Ces personnes isolées sont devenues la hantise des services de renseignements, et ce en quelques années. Des soldats qui mènent une guerre sainte contre l’occident. Depuis environ une quinzaine d’années, ce sont près d’un million de jeunes français (ou d’étrangers résidant en France) qui ont rejoint le Jihad (guerre sainte) en Bosnie, en Irak, en Tchéchénie, en Afghanistan ou au Pakistan. Certains sont passés par les camps d’Al-Qaida ou alors des écoles coraniques qui enseignent aussi l’usage des explosifs… Quand d’autres qui ce sont radicalisés tout seuls, sur internet ou avec leurs copains salafistes ont rallié avec leurs moyens les combattants de la foi. Nombre d’entre-eux sont aujourd’hui en france où la police tente de ne pas les perdre de vue entre la mouvance de l’extrémisme islamiste ( environ 12000 personnes en France) et la petite délinquance.

Aujourd’hui les services de renseignements français estiment que  seulement une vingtaine les jeunes jihadistes seraient partis tenter l’aventure de la guerre sainte. Nous avons là des soldats autoproclamés, voire des psychopathes qui ne s’inscrivent plus dans un mouvement terroriste international. Les américains les nomment « les loups solitaires ». Une véritable hantise pour les services de renseignements. Entre les deux tours des présidentielles de 2007, les policiers de la DST avaient arrêté un franco-algérien à Nancy. Avec un manuel de chimie, il avait fabriqué dans sa cuisine des bombes mises dans des extincteurs afin de les placer dans des autobus de l’agglomération. La radicalisation de jeunes n’est pas un phénomène récent. Avec la vague d’attentats commis en france à l’été 1995 qui commence avec celui du RER à la station Saint -Michel à Paris (8 morts, 117 bléssés).

De janvier à Mars 1996, les Ch’tis d’Allah de Roubaix ont incarné cette génération perdue. Pendant trois mois, la bande a mis le Nord de la France à feu et à sang. Cette folle équipée se terminant par un assaut du RAID. Les attentats du 11 septembre 2001 provoquent une nouvelle vague de transhumance. Des jeunes arrivent à Peshawar au Pakistan pour se former dans les camps situés en Afghanistan et au Pakistan. A l’époque, les  services de renseignements travaillent à tarir les circuits collectifs de financement du terrorisme. Les combattants de retour en europe doivent ainsi trouver d’autres moyens de financement. Les attentats du 11 septembre ont suscité de nouvelles vocations, ils ont également provoqué une grosse réaction des services policiers et de renseignements occidentaux. Dans mes écrits du journal du mois de                    je traitais du cas du tueur d’Oslo.

Curieux hasard du calendrier, le 7 Mars, quelques jours avant le drâme de Toulouse, le Norvégien Anders Behring Breivik a été formellement inculpé pour « acte de terrorisme ». Celui qui, le 22 juillet 2011 a tué 77 personnes, a été jugé le 16 Avril prochain en tant qu’aliéné ne disposant pas de sa raison au moment des faits ! Un très controversé rapport d’experts psychiatriques le déclarant « fou ». Le procureur Svein Holden le qualifie de malade mental « vivant dans son propre monde délirant ». Alors fou ou criminel sous influence politique, lucide quant à la portée de ses actes ? Voilà des mois que le débat divise les experts sans que la population puisse saisir les enjeux. Dans la tête de nombreux Norvégiens, Breivik reste le souvenir d’un scénario d’épouvante dont ils connaissent les moindre détails. Peu de temps avant sa cavalcade sanguinaire il met en ligne sur FACEBOOK un document de 1500 pages (son testament politique) pour ses quelques 600 amis. Breivik a évolué vers une extrème droite « identitariste » moins concernée par le nazisme ou le fascisme, mais radicalement opposée à « l’islamisation » de l’Europe.

 

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Drame

Alexandre avait 17 ans, tué par quatre jeunes de son âge. Des « amis » ayant commis le pire, suite à un guetapens dans la forêt de Lyons,  deux balles tirées à bout portant lui seront tirées dessus avant de mettre le feu au corps du malheureux jeune homme.

Un geste prémédité, de sang froid, laissant une famille à terre. Comment des ados ont-ils pu en arriver là alors qu’Alexandre était peut-être censé les dénoncer au sujet d’un cambriolage commis début Mars ?

C’est dans le collège de Beauvoir en Lyons, un village de 1000 habitants, qu’Alexandre a fait la connaissance de ses futurs assassins. Avec  ces gamins, on retrouve le schèma propre à de nombreux ados de cette génération, c’est à dire des jeunes dont les parents sont bien trop absorbés par leur travail et livrés ainsi passablement à eux-mêmes. Facebook, consoles de jeux et ordi regorgeant pour ces derniers de jeux les uns plus violents que les autres où après chaque mort on peut rejouer… La réalité est tout autre.

C’est au mois de Juin 2011 que l’amitié de la bande s’était fissurée suite à une histoire de filles.

Le soir du drame, il est minuit passé, quand l’un des quatre de la bande vient chercher Alexandre qui s’échappe du domicile en scooter. La suite on la connait, une arme de calibre 22 long rifle loge une balle dans la nuque saisi par un deuxième comparse qui lui, finira la sale besogne en ajoutant lachement une balle dans le dos. Tels les pires voyous, ils brûleront le corps en l’aspergeant d’essence !  Une patrouille de garde chasse  repérera alors  le corps. Ces jeunes encourent vingt ans de prison sans franchement se rendre compte de l’extrème gravité de l’acte.

Une vie qui ne vaut pas plus cher que celle d’un personnage de jeux vidéo, une déconnexion totale du réel alimentée par la violence trouvée sur internet, à la télévision et dans les jeux. Il ne reste plus qu’à la justice de statuer de façon ferme pour ces jeunes désormais foutus. Des jeunes mineurs ne méritant pas moins de payer pour un acte des plus immonde.

La majorité de l’acte, voilà ce que demande la plupart des personnes. Effectivement, on peut-être d’accord avec cela, mais il doit y avoir un travail en amont à faire également, et là, il en va de la responsabilité de tout un chacun . Je lisais dans un des très nombreux articles, qu’Alexandre avait été élevé dans la religion catholique, c’est sur la route forestière de la Vierge Marie, dans la forêt de Lyons que s’est arrêtée l’existence de ce jeune… et de celle de ses parents.

Voilà ce qui arrive lorsque la peur l’emporte sur la raison. Tout ça par crainte d’être dénoncés. On peut aisément dire qu’aucune référence éducative ne les a arrêté. Tout le monde est concerné dans ce scénario. Les parents, la société, la télévision…le désoeuvrement aussi. Des jeunes livrés à l’oisiveté n’ont plus de repères et se trouvent ainsi dévalorisés. C’est là le moment où ils doivent faire leurs preuves, s’ils ne peuvent pas le faire de façon positive il est très tentant d’agir négativement. En détruisant, ils ont l’illusion de la puissance. Un brouillage de valeurs entretenu par tout l’environnement visuel de ces jeunes. Un dialogue doit s’instaurer avec les parents très tôt chez la jeunesse. Le rôle leur incombant étant d’expliquer dès le plus jeune âge que l’on ne frappe pas, on ne tue pas.

Si nous apprenions en tant que responsable de famile à dire à nos ados qu’ils ont une valeur à nos yeux, et qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

( 23 avril, 2012 )

L’homme face au manque de temps

L'homme face au manque de temps dans Chroniques images1-150x150Le quotidien s’accélère inexorablement année après année. Les journées s’enchainent rythmées par les impératifs. Voilà ce que le capitalisme crée, l’homme submergé. Le burnout n’étant jamais bien loin faute de ne pouvoir contrôler le navire. Il ne tiendrait qu’à nous d’inverser la tendance, afin de redécouvrir un rapport attentif aux choses simples de la vie. Ne plus stresser si l’on n’a pas son portable sur-soi, ne pas avoir constamment les yeux rivés sur la boite mail etc…

C’est bel et bien un sentiment d’accélération, une course folle, on mange vite sur le pouce, on communique plus vite, travaille de façon plus frénétique, même la moyenne de la durée du sommeil a diminuée de deux heures depuis le XIXème siècle.

La technique nous permet de faire beaucoup plus de choses et plus vite, le paradoxe voudrait qu’avec tout ce temps de gagné l’on ait plus e temps libre, et bien non !

Voici quelques explications potentielles. La première voit dans cette accélération le produit de la nouvelle révolution industrielle qui nous soumet au cycle infernal de la consommation. La seconde fait de cette accélération le produit d’un changement dans la conception que nous avons du temps. Nous tendons à le quantifier et à le morceler toujours plus. La dernière est l’élément existentiel. Ne sommes-nous pas tous en quête d’une certaine intensité ?

Le grand paradoxe (un autre!) de l’accélération c’est que toutes les fois que nous avons espéré que les nouvelles technologies allaient nous donner plus de temps, c’est le contraire qui s’est produit. En quelque sorte elle épuise le temps. Nous produisons et consommons toujours plus de biens et donc avons le choix de faire de plus en plus de choses. Du temps que certains croient en la vie éternelle d’autres se concentrent sur la vie présente et la vivent en ayant une infinité d’expériences.

En multipliant par deux, trois la vitesse ce sont les expériences qui suivent le même ratio. Globalement c’est cela que nous cherchons dans le plaisir que nous prenons à multiplier nos activités. Nous vivons dans un monde de devoirs qui n’ont plus rien à voir avec les thématiques religieuses mais ce sont désormais des devoirs temporels. Tout ce que nous faisons est sous le mode du devoir. « Je dois faire ceci, je dois faire cela ». A la fin de la journée les gens vont se coucher avec un sentiment de culpabilité car ils n’ont pas pu faire tout ce qu’ils avaient à accomplir. Souvent nous accusons les églises d’avoir surchargé les fidèles de sentiment de culpabilité, mais au moins elles fournissaient des soulagements aux pécheurs en édictant la célèbre phrase que Jésus était mort pour racheter nos fautes et l’on pouvait se confesser…

Notre société de l’accélération produit des personnes coupables sans rémission, ni pardon ! Individuellement nous pouvons avoir des stratégies. La qualité de notre journée ne se mesurant pas forcément à la quantité de choses accomplies, ni à notre compte en banque. Un simple retour aux fondamentaux basiques, tels écouter de la musique, profiter d’un beau paysage etc… Peuvent créer des sensations jusque-là jamais éprouvées.

Alors arrêtons un peu cette spirale du faire et soyons un peu plus dans celle de l’être.

 

( 20 avril, 2012 )

Le train de vie de l’état.

Le train de vie de l'état. dans Chroniques téléchargement-150x99

C’est le député de l’Aisne René Dosière, qui nous révèle, à quelques jours de la présidentielle un bien beau lièvre. Nicolas Sarkozy, le candidat du peuple, qui nous coûterait quelques deux fois plus cher qu’un Barack obama ou qu’une Mme Merkel !

 

Un train de vie excessif, surtout en période de crise. En ôtant les frais de voyages, le Président de la république française, dépense 92 millions d’euros par an. Comme nous aimons apparemment bien les comparaisons, on peut noter que Barack Obama dépense 55 millions d’euros quant à la Chancelière 41 millions d’euros. Lorsqu’on veut faire passer de nouveaux plans de rigueur, la pilule est un peu amère, non ?

 

J’allais oublier, afin de parfaire le tableau des comparaisons, la Reine d’Angleterre ne coûte, elle,   »que » 31 millions d’euros par an ! Tout de même trois fois moins que notre très cher monarque républicain. Des sommes qui ne tiennent pas compte d’une autre tête de l’exécutif, Matignon…

 

Le chef de l’état s’est décidé à présenter, chaque année, un budget de l’Elysée contrôlé par la cour des comptes avec l’obligation de respecter l’enveloppe allouée par le Parlement. Tout le monde pourra constater par lui même que côté transparence il n’y a rien à dire, par contre pour ce qui est de l’économie des deniers publics il y a mieux à faire.

 

Des efforts sérieux restent à accomplir pour pouvoir se présenter de façon sérieuse en « président du peuple », et être pour une fois UN PEU crédible.

 

Un rapprochement intéressant à faire, est le coût par citoyen. Nicolas Sarkozy coûte 1€44 à chaque français, Barack Obama: 17 cts d’euro par américain. Pour Angela Merkel, ce n’est que 49 cts par an, soit trois fois moins que le chef de l’état français. La présidence française coûte 2,7 fois plus cher, des effectifs supérieurs de 66% et un coût salarial individuel de +30%. Une comparaison à mettre avec la variable des différences démographiques entre les deux pays. 65 millions en France contre 81 millions en Allemagne…

 

880 personnes travaillent à l’Elysée pour « seulement » 527 à la chancellerie allemande. Ne nous plaignons pas puisque cette armée atteignait le chiffre de 983 en 2007 arrivant même à plus de 1000 en 2008. Histoire de vous achever un petit peu chers lecteurs je vous donne le coût moyen annuel par personne employée: 58535 €uros à la chancellerie contre 76081 à l’Elysée !Gulp… Un peu d’arrière goût me vient en bouche, pas vous ? Allez un peu de courage pour les prochains efforts à faire…

 

J’allais oublier nos alliés américains. La première puissance mondiale comptabilise à washington 583 personnes, soit 300 de moins que la France. Cherchez l’erreur ! Pour les dépenses courantes,  l’Elysée dépense 25 millions d’euros par an, la chancellerie allemande 10 millions par an avec les Etats-Unis. Même la Reine d’Angleterre ne dépense « que » 13,8 millions d’euros. En faisant les courses je me suis aperçu au fil des mois de la montée des tarifs inversement proportionnel à mon bulletin de salaire. C’est probablement ce qui peu justifier la dépense des frais de bouche qui occasionnent à l’Elysée une dépense quotidienne de 10137 € par jour en 2010, avec une charge salariale de 2,4 millions d’euros par an !

 

Pour rester dans les chiffres de la même année, la cour des comptes a chiffré un diner officiel pour 200 convives au petit palais à 1072437  € soit 5362 €  par couvert !

 

Le budget total de l’Elysée est estimé à environ 133 millions d’euros, équivalent à une journée de remboursement de la dette publique de la France. Pour être clair, le pouvoir ne doit pas-être que conseilleur mais montrer l’exemple.

 

Parlons un petit peu des voyages maintenant. Attention ça fait mal…

 

Pour l’Elysée, 20 millions d’euros, avec un tiers pour les déplacements en province, dans quelques semaines vous allez recevoir (avec un peu de chance) vos chèques vacances afin de pouvoir payer votre semaine de vacances d’été… Depuis Mai 2007, Nicolas Sarkozy a accompli quelques  227 voyages en France et à l’étranger, une moyenne de 93404 € par déplacement. Un coût sans compter les forces de sécurité, 1000 policiers en moyenne, soit 450000 €…

 

Je lisais dernièrement dans la presse une petite anecdote. Le 25 novembre 2010, le tout nouveau « joujou » de Nicolas Sarkozy, un Airbus A 330, baptisé « Air Sarko One », se rend à Clermont-ferrand. Seul petit problème, l’aéroport ne possède pas les équipements nécessaires pour accueillir son hôte à Ray-ban !

 

Pas de souci, en galère l’avarice, on achemine de Lyon une passerelle adaptée et un tracteur pour tirer l ‘avion.

 

A l ‘heure du chiffrage bilan carbone, avec lequel on nous culpabilise un peu plus tous les jours lors de divers achats, lisez bien ce qui va suivre …

 

Une année  auparavant, pour se rendre à Saint-Quentin, à 165 kms de Paris par l’autoroute, Nico avait utilisé pas moins d’un Airbus A 319 pour aller se poser dans la baie de Somme !

 

De là, un hélicoptère super Puma l ‘avait déposé à 40 kms, puis le trajet s ‘était enfin terminé en … voiture !!

 

Bon, je vais parachever la chose, tel une cerise sur le gâteau, en vous rappelant, chers amis lecteurs, qu’à l’occasion des Sommets Européens, les frais de déplacement de ce « petit Nicolas » coûtent en moyenne 126479 €, sans compter les voyages hors d’Europe (plus de 52000€) et les les grands sommets Internationaux (824289 €).

 

En Novembre 2007, pour son excursion en Chine, 311 personnes l ‘avaient accompagné, mobilisant ainsi 3 Airbus, 1 Falcon 900 et 1 Mystère 50 médicalisé….

 

Ouf, j’ai un peu la migraine ! Si vous aussi, faites donc comme moi, prenez un bon bouquin, changez-vous les idées, car ni vous, ni moi, d’ailleurs, ne pourrons modifier ce système mis en place depuis de nombreuses années.

 

Pour preuve, si le gâteau n ‘était pas si bon, tous les candidats que vous voyez se battre en ce moment pour accéder au pouvoir, ne le feraient pas si cette place n ‘était pas aussi juteuse !!

 

La difficulté pour toutes ces personnes, c’est d ‘arriver à nous faire gober des couleuvres alors que nous en sommes complètement repus et auxquelles nous ne croyons plus !!

 

(En ce qui me concerne du moins !!!)

 

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( 23 avril, 2012 )

Les « Mooks »…

 

Les Les « Mooks », à mi-chemin entre le magazine et le « book », une prolifération de revues en librairies. Sommes-nous à l’aube d’un nouveau journalisme ?

Les jeunes de plus en plus tentés par ces nouvelles revues, suite peut-être à un peu de lassitude face aux tablettes tactile et aux journaux gratuits ? Ces pavés, coûtant pour la plupart une quinzaine d’euros avec de somptueuses pages glacées pullulent dans les librairies. La petite dernière, France-Culture papiers, met la radio en revue, la fin du support papier n’est pas prête d’être pour demain !

Une partie des nouvelles générations accros aux réseaux sociaux, plébiscite ces revues un peu atypiques à contre-courant des productions habituelles. Sans publicités, ces périodiques peuvent s’offrir une indépendance échappant ainsi aux dictats du marketing.

Dans les maisons d’édition et les groupes de presse, la tendance est aux « mooks » ou « mag-books » contraction de « magazine » et de « book ». Des magazines hybrides pensés comme des livres. Toutefois, attention qu’avec cette prolifération de Mooks la saturation ne soit pas loin. Une nouvelle génération d’intellectuels, affranchis du journalisme traditionnel, une nouvelle façon de voir l’actualité, dans l’air du temps.

Alors, simple phénomène de mode ou printemps journalistique ? Un projet hasardeux semblant toutefois conquérir un large public attiré par de très belles présentations, à la fois attrayantes et agréables, ainsi qu’un bon support permettant de penser par soi-même. Ce qui est plutôt rare de nos jours, ou les idées nous sont plus imposées, que proposées.

Si vous voulez vous différencier du mass média, au profit de l’avènement d’une « masse intelligente » alors courez au plus vite dans votre librairie habituelle afin de débuter une belle Aventure Journalistique au second degré. Un apport non négligeable pour les librairies qui voient là l’occasion d’attirer un nouveau public qu’ils ne doivent pas laisser passer. Attention toutefois que les officines spécialisées ne deviennent pas des kiosques à journaux, une entrée en résonnance avec les livres doit impérativement être mise en avant par les professionnels, afin que les clients potentiels repartent aussi avec un bon roman.

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( 26 avril, 2012 )

L’art de l’indignation

L'art de l'indignation dans Coups de Coeur téléchargement1-150x150

C’est un succès incroyable que connait Stéphane Hessel, âgé de 94 ans en 2011, avec une œuvre « INDIGNEZ-VOUS ! » dont le but est plus de convaincre que de persuader. Plus qu’une œuvre, un texte qui pousse à être en action.

 

L’indignation est un sentiment inspiré par la colère, menant à la révolte mais surtout à la résistance. Le texte démarre avec la jeunesse de Stéphane Hessel, sa résistance face au nazisme, sur les valeurs proclamées par le conseil national de la résistance.

 

Aucun rapprochement avec de la nostalgie, l’auteur s’implique dans le présent dans tout ce que nous pouvons vouloir croire, « l’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier, le juste partage des richesses. »

 

Stéphane Hessel ne souhaite que restaurer les liens entre les générations, un appel aux jeunes afin qu’ils reprennent le relais, en s’indignant ! Ses convictions sont très fortes, des convictions pleines d’espoir dans un texte faisant le plein de positivité, un homme plein de charisme réellement palpable dans chacune de ses interventions publiques.

 

Au pessimisme ambiant porté par les médias et certains intellectuels, Stéphane Hessel apporte du haut de son âge une bouffée d’air frais !

 

( 26 avril, 2012 )

Monsieur le Président…

 

Monsieur le Président... dans Chroniques images-11-116x150Tout le monde garde en mémoire François Mitterrand, Tonton, Mr Le Président. D’ailleurs, bien avant son « règne » à l’Élysée, les amis, les adhérents du PS l’appelaient déjà « Président », pas d’explication mais il en était ainsi.

Pour ce qui était des adversaires, ils se contentaient d’un « Mitrand », quant à l’intérieur du parti socialiste tout ce petit monde était « camarade ». Le concernant, il ne rentrait pas dans ces discussions, ayant selon lui déjà la stature de Mr le Président !

Lorsque vint le soir du 10 Mai avec son élection, rien ne changea donc, ni dans sa réaction (parfaitement impassible), Jean Glavany rapportant que pas même l’un de ses cils n’avait bougé, ni dans son apparence d’ailleurs… Le costume de président étant déjà bien en place sur les épaules du chef de l’État.

Bien avant lui les citoyens français avaient eu un Président ayant une sacré stature aussi, Charles de Gaulle, le Grand Charles. Un homme étant NATURELLEMENT fait pour le rôle. Mis à part ces deux illustres personnages, les présidents successifs n’ont pas eu la même aisance ni le même charisme pour cette haute fonction. Rien de naturel donc pour tous ceux-ci. Une vieille tradition franchouillarde veut que nous mettions au pouvoir des hommes à la stature royaliste, du moins dans tout ce qui entoure le mandat, l’après sacre.

Une grosse discipline est ainsi demandée aux prétendants. La métamorphose devant avoir lieu rapidement, mais de façon progressive. On ne peut comparer cela à un sacerdoce, mais tout de même une hiérarchisation des priorités doit être faite. Un vrai marathon demandant une préparation des plus sérieuses. Avant d’arriver à incarner la France, il faut la connaitre parfaitement en apprenant son histoire inlassablement, ainsi que l’esprit qui la façonne.

Jacques Chirac, le pauvre jacquot, avait pour technique de s’installer quelques jours en région prenant studieusement des notes (profitant par la même occasion de goûter les diverses spécialités du cru). Une mémorisation du pays avec des fiches, tel un bachelier faisant des révisions.

Pour le candidat François Hollande la préparation débute dès 2008 après avoir quitté la Direction du parti socialiste. C’est dans son bureau de l’Assemblée Nationale que le Député de Corrèze s’est attelé à la tâche. Chaque jour, il s’abreuvera de revues de presse détaillées, dévorera des essais d’économie, de politique, d’histoire. Les discours de son illustre prédécesseur seront épluchés pour avoir une ligne de conduite, un cap.

Le point commun entre tous ces hommes est le travail permanent de la mémoire, ce qui est épouvantable c’est de voir un Mr Jacques Chirac privé de toutes ses facultés aujourd’hui alors qu’il fut à la tête du pays !…. Mais là, il s’agit d’un autre débat… Cela fait tout de même peur, et nous pousse à nous poser certaines questions (arrêtez les mots fléchés et les sudokus !…).

Georges Pompidou avait pour méthode la récitation de vers, François Mitterrand connaissait la liste et les dates de tous les rois de France depuis Clovis ! L’un de ses jeux consistait chaque jour à battre un jeu de cinquante-deux cartes, de l’étaler sur une table, puis après les avoir retournées il s’en rappelait, les renommant dans l’ordre exact.

Valéry Giscard d’Estaing, le Président des escapades en 2cv dans la capitale le soir, étant ministre, fit le discours le plus long de la République. Le jeune ministre avait parlé durant trois séances, sans avoir la moindre note ! En reprenant le journal officiel il fut capable d’aller y piocher au hasard des morceaux et de les réciter…

Tous les présidentiables ont vécu ce que l’on nomme l’expérience de la solitude, François Mitterrand gardant en mémoire le scandale de l’observatoire de 1959, par exemple. Sans la communion de tout un peuple il n’y a pas d’avenir politique, d’ailleurs l’un des moyens largement utilisé pour rentrer dans cette communication moderne c’est la télévision ainsi que le Web devant être utilisés au maximum de leurs possibilités. Nicolas Sarkozy n’a pas la culture, ni le sens de l’historien spécialiste de son pays, cependant en 2007 il ne pourra en faire l’économie, en mesurant rapidement les effets bénéfiques de son pseudo changement. Un discours politique n’est jamais simple à réaliser, il s’agit d’une combinaison de paroles sur l’histoire du pays, sur soi et surtout sur l’avenir.

Il y a des thèmes de campagne à ne pas aborder du fait du risque occasionné. Prenons l’exemple en 1974 lorsque Valéry Giscard d’Estaing suscite l’incompréhension de sa famille politique en évoquant un mois avant le premier tour sa volonté de dépénaliser l’avortement. Sept ans plus-tard c’est son adversaire, François Mitterrand qui prend un gros risque en évoquant quelques jours avant l’élection sa volonté de supprimer la peine de mort, en répondant à une question d’Alain Duhamel dans les dernières minutes d’une émission télévisée. Toute l’équipe du candidat socialiste fut furieuse…

Ces transgressions sont en quelques sortes une manière différente de s’adresser au peuple. C’est alors qu’arrive le moment du bonheur ou de la plus amère des déceptions. La crainte du faux pas est permanente, les compagnons de route en paies les frais également, devenant ainsi de ce fait plus seuls. Bien peu de personnes peuvent savoir ce qui se passe dans la tête d’un candidat, cette sorte d’intimité devant leur laisser garder la tête froide en déjouant les pièges tendus.

Une chose est sûre, on entre pas comme ça dans la peau du Président avant d’être à l’Élysée….L’avenir va rapidement nous dire qui aura gagné la prochaine partie et plus que tout si le costume sera à la hauteur de la stature nécessaire…

A suivre.

 

( 30 avril, 2012 )

Après les élections retour à la crise !

Les dernières haies vont être franchies avant le jour fatidique. L’ultime sera la plus difficile, après la victoire va venir le moment de se confronter à la réalité économique et de surcroit financière, aussi bien pour le pays qu’au niveau européen.

Pour la petite histoire, Léon Blum en 1936 s’était écrié au lendemain de l’élection: « enfin, les ennuis commencent !« , une sorte de réjouissance amusante que nos deux protagonistes sont loin de prendre de la même façon.

Nous nous trouvons pour l’instant dans une espèce de moratoire, qui ne tardera pas à cesser lorsque la finance et son milieu de requins connaîtra l’élu des français. C’est d’ailleurs Mr Mélenchon qui, avant le premier tour prévenait que: « tous ceux qui arrivent avec leur petit tire-bouchon, leur petit opinel, pour continuer leur politique à  la papa seront rétamés !« . La messe est dite, si je puis me permettre.

Une réalité est que la France doit lever 180 milliards d’euros dans l’année pour financer ses dettes et qu’il reste tout de même 500 millions par jour à emprunter ! Une addition faisant froid dans le dos, d’autant plus si la croissance ne revient pas, une implacable réalité des chiffres qui s’impose à tout le monde.

La France est un sujet qui passionne mondialement, non pas pour les élections, mais parce que la France est LA CLÉ de la crise de la zone euro. Après l’expérience de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne, notre pays est dans le collimateur des marchés. Un seul faux pas dans les mois qui vont venir et la sanction sera instantanée.

Un seul objectif pour la France, retrouver un équilibre budgétaire, réduire les dépenses publiques sans tuer la croissance, à ce moment-là les marchés parieront de nouveau pour la zone euro et retrouveront la confiance pour notre pays.

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